jeudi 18 mai 2017

Mémoire

Le weekend du 8 mai, comme vous le savez déjà si vous avez lu l'article précédent sur Omaha Beach, nous sommes allés en famille faire les plages du débarquement. Le dimanche a été consacré à la visite du Mémorial de Caen, et le lundi à celle des plages.
Nous sommes partis de Caen, où nous avions passé une nuit, pour nous diriger vers Bénouville afin de montrer le pont basculant Pégasus Bridge aux enfants. Nous avons eu la chance que le pont se lève alors que nous nous apprêtions à repartir !



Ensuite nous avons longé la côte jusqu'à Omaha Beach en nous arrêtant dès qu'il y avait des choses intéressantes à voir. A vrai dire, on pourrait y passer des heures en faisant une halte à chaque point historique ! Malheureusement et contrairement à ce qui avait été annoncé, le temps était morne et un vent glacial nous cinglait à chaque sortie de la voiture... Nous avons eu vraiment très froid !
Ce temps gris m'a permis d'obtenir des images avec peu de contrastes, ce qui donne des tons un peu passés plutôt appropriés ici.




Nous nous sommes arrêtés à Courseulles-sur-Mer, plage où a débarqué le Général De Gaulle en juin 1944, et où se situe la Croix de Lorraine devenue le symbole de la France libre pendant la guerre. Toutes ces haltes nous ont donné l'occasion de réviser notre histoire, et dans le contexte tendu des élections, il était de bon ton de se souvenir où nous avait menée la montée de l'extrémisme en Europe par le passé... Il était important pour moi que les enfants soient "reconnectés" avec cette partie de notre histoire qui leur parait parfois un peu trop loin... Clara a été bonne élève car elle a voulu que je lui imprime des photos le soir même, et le lendemain, elle a fait un petit exposé devant sa classe (la fougue de la jeunesse !).

Ensuite, nous avons continué vers Arromanches et je dois dire que j'ai été charmée par cette petite ville enserrée dans sa crique. Outre le fait que ce soit un haut lieu historique du débarquement, par la création de son port artificiel dont il reste encore des vestiges, c'est vraiment une très jolie ville.


C'est là que nous avons déjeuné le midi. Nous avons visité la plage mais malheureusement, nous n'avons pas pu trop nous attarder dans la ville car nous voulions encore aller à Omaha Beach, et son cimetière Américain, et il restait de la route à faire...





Ce fut donc dans la baie d'Arromanche que fut construit le port artificiel Mulberry, qui permit aux alliers de débarquer du matériel.

Nous avons finalement terminé notre périple par la visite du cimetière Américain de Colleville-sur-Mer, dont je vous ai parlé dans mon article précédent.


Nous n'avons pas eu le temps de voir la plage, sinon depuis le cimetière, car il nous a fallu prendre en compte le trajet de retour pour regagner nos pénates ! De plus, nous étions vraiment tous frigorifiés, et nous n'avions qu'une hâte, c'était de retrouver la chaleur de la voiture...
Malgré le froid qui est venu jouer les troubles fête, nous avons passé un weekend enrichissant. J'espère revenir une autre fois à Arromanches, sous le soleil, pour profiter un peu plus de la ville !
Ma grande fille, elle, va bientôt repartir en Normandie avec son collège durant 3 jours, mais cette fois, sur les traces des peintres impressionnistes (Rouen, Etretat, Giverny) : j'avoue que je voudrais bien faire, moi aussi, partie du voyage 😉

jeudi 11 mai 2017

8 mai !

Ce long weekend du 8 mai, nous sommes allés du côté de Caen pour visiter le Mémorial le dimanche, et les plages du débarquement le lundi.
J'ai beaucoup apprécié le Mémorial, qui retrace les événements de la guerre 39-45. C'est vraiment très intéressant et très bien fait. Nous avions choisi de prendre des audio-guides, surtout pour les enfants, afin qu'ils ne soient pas tentés de ne regarder que les images 😉 Vraiment, nous n'avons pas regretté, nous sommes rentrés dans l'édifice à 11h30 et nous sommes ressortis à 17h (avec une pause déjeuner et goûter d'une heure). Si vous avez l'occasion de passer par-là, franchement je vous recommande la visite !

Le lundi, nous avons fait les plages du débarquement en prenant le temps de longer toute la côte. Malheureusement, malgré ce qui était prévu, le temps était très couvert et il faisait un froid de canard à cause d'un vent très fort... Nous avons terminé par Omaha Beach et notamment le cimetière américain de Colleville-sur-Mer.


C'était vraiment un endroit que j'avais envie de voir, car c'est tout de même impressionnant ces alignements de croix blanches. Mais surtout, c'est un sujet fort intéressant pour une photographe 😊 On ne se refait pas !
Malgré le fait que ce soit un cimetière (on pourrait penser que c'est un peu glauque au premier abord), le lieu est vraiment très beau. Le cimetière est situé sur une falaise qui surplombe la mer et il est magnifiquement arboré et entretenu. 

Croix juives


Les pelouses sont taillées à ras, mais on peut cependant marcher dessus pour déambuler entre les tombes. L'endroit respire la sérénité et inspire le respect. Il y avait beaucoup de touristes ainsi que des personnes qui venaient commémorer le 8 mai en déposant des fleurs sur les tombes de leurs aïeux. Malgré tout, l'endroit est tellement grand que j'ai réussi à prendre des photos sans avoir trop de personnes en arrière-plan.




Les enfants étaient impressionnés de voir toutes ces croix. C'est vrai que c'est dur à imaginer : tous ces soldats américains qui sont morts pour libérer notre pays, ça rend humble...



Avant de partir, j'ai photographié la rotonde où se trouve deux grands murs avec des cartes qui rappellent comment s'est déroulé le débarquement d'un côté, et l'avancée de la libération de l'autre. A l’intérieur il y avait beaucoup de monde : passer de l'autre côté m'a permis d'esquiver la foule pour des images plus graphiques. Sur la dernière photo, j'ai eu la chance qu'une jeune fille vienne se poster presque pile au milieu pour observer la statue. Le hasard fait bien les choses !

Dans un prochain article, je vous montrerai d'autres images de notre périple sur les plages de Normandie, plutôt en couleur cette fois.

mercredi 26 avril 2017

Soleil jaune...

Tous les ans c'est la même chose : les ficaires envahissent mon jardin au printemps ! La ficaire, c'est cette petite fleur jaune, qui ressemble (de loin) au bouton d'or : elle fait partie de la famille des renonculacées et c'est une plante vivace, c'est à dire qu'elle repousse tous les ans. Elle aime les terrains frais, humifères et ombragés, et elle est donc plus qu'heureuse dans mon jardin !


C'est une petite fleur pourtant intéressante car c'est une des premières à s'épanouir au printemps, elle offre donc le "couvert" aux pollinisateurs au sortir de l'hiver, ce qui me force à la tolérer quand même ! Malheureusement, son mode végétatif la rend envahissante : elle se reproduit par la dispersion de ses fruits (akènes) quand ils arrivent à maturation (cela forme des petites boules vertes hérissées), mais également par ses bulbilles souterrains qui sont hyper difficiles à éradiquer. Elle entre en dormance à la fin du printemps où elle disparaît complètement, pour se propager de plus belle à la saison de l'année suivante...


Tous les ans donc, je me bats contre elle, et j'en arrache des quantités astronomiques dans mes massifs ! Mais il est très difficile d'enlever tous les minuscules bulbilles qui se séparent dès qu'on essaie de les extirper du sol. Il faut aussi tondre rapidement avant que les fruits ne se forment pour éviter la propagation par ce biais.



Mais je dois bien avouer qu'elles sont tout de même fort jolies, quand elles forment de beaux tapis avec les violettes qui se naturalisent aussi dans mon jardin ! Difficile de leur en vouloir dans ces cas-là. 
J'aime aussi les photographier, je leur pardonne alors leurs incartades...
Leurs feuilles, qu'on ne voit pas ici sur mes photos, sont assez esthétiques également, avec leur légère forme de cœur, parfois ponctuées de petites tâches blanches.



C'est une petite fleur qui n'est pas facile à photographier avec sa couleur jaune et l'aspect cireux de ses pétales qui reflètent fortement la lumière : elle est facilement surexposée si on ne fait pas attention ! Il est donc déconseillé de la photographier en plein soleil, ce qui de toute façon est rarement l'idéal pour nombre de sujets 😉
Pour ma part, je la photographie souvent légèrement en contre-plongée (par le dessous) car le revers des pétales est joliment coloré ( un peu violacé, la nature fait bien les choses !). Je recherche une ombre lumineuse : le soleil, oui, mais pas direct !
Vous l'aurez compris, les ficaires et moi, c'est "à l'amour à la mort", je les aime et les hais tout à la fois !

mardi 28 mars 2017

L'hiver est mort... Vive le printemps !


Depuis quelques jours, j'ai profité de l'amélioration de la météo pour faire du nettoyage dans mon jardin qui en avait bien besoin ! Chaque année, ça me fait le même effet, j'ai l'impression de renaître au moment du printemps...
Le jardin se réveille doucement,les jours rallongent, les oiseaux commencent à faire leur nid et gazouillent à tout va, c'est une période que j'affectionne particulièrement. Les ficaires, les violettes et les primevères sont les premières à égayer le jardin, et elles seront bientôt suivies par bien d'autres.
Cela me donne envie de partager des images de fleurs avec vous, certaines que vous n'avez jamais vues car je n'ai pas eu l'occasion de les publier, d'autres que vous avez peut-être aperçues sur ma page Facebook . Je vous laisse donc en profiter !












lundi 13 mars 2017

Dans l'intimité d'un dimanche après-midi...

Le dimanche chez nous, c'est souvent calme ! Quand on n'a rien de prévu de particulier, le plaisir des enfants, surtout de mes filles, c'est de rester en pyjama et ne rien faire 😊 Du coup, la journée s'écoule tranquillement et chacun vaque à ses occupations sans se mettre la pression.
Ces derniers temps, c'est à dire depuis la mi-février et suite à mon licenciement, je n'avais pas trop la tête à la photo. Mais hier, j'ai eu envie de m'y remettre et de suivre mes filles dans leurs jeux.



Le jeu consistait à rester "vautrées" par terre sur un vieux matelas, et à s'attaquer de temps en temps avec un pistolet en se l'arrachant une fois sur l'autre pour inverser les rôles (passionnant comme vous pouvez le constater !)...
Pour ma part, j'ai pris mon reflex et mon objectif 50mm f/1,4 qui est le plus lumineux que je possède.
Le petit inconvénient de ce type d'objectif c'est qu'il offre peu de recul quand on est dans une pièce un peu étroite : je songe de plus en plus à investir dans une optique style 24mm ! Comme presque toujours, je me suis mise en priorité ouverture à f/3,5 et j'ai bloqué les isos à 800 pour éviter d'avoir trop de grain.



Je me suis contentée d'observer la scène, guettant les interactions et les postures intéressantes... Dans une telle situation, en intérieur et avec peu de lumière (juste la lumière d'une fenêtre sur le côté), on est un peu obligé d'attendre que les gestes se figent avant de déclencher, sous peine d'avoir des photos complètement floues.
C'est parfois intéressant d'avoir un petit flou de mouvement pour donner une certaine dynamique mais quand on ne distingue plus rien, ça n'a guère d'intérêt !
Heureusement, mes filles n'étaient pas très énergiques !



La lumière, en fin de compte était plutôt intéressante car assez localisée. Cela m'a permis d'avoir des zones bien contrastées et je savais à l'avance que j'allais encore une fois choisir le noir et blanc pour cette série ! Le noir et blanc a cela d'avantageux : il permet de gommer les imperfections dues aux mélanges de couleurs qui ne sont parfois pas du meilleur goût. Et le grain ou le bruit lui va très bien (dans une certaine mesure) ! Toutes ces raisons font que j'aime particulièrement le noir et blanc mais je trouve aussi qu'il donne plus de force aux portraits.
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais la mode en ce moment en matière de portrait ce sont les photos hyper retouchées, avec des couleurs criardes sursaturées, de préférence dans les tons chauds : personnellement, je ne trouve pas ça naturel ! Je ne suis pas contre un peu de retouche, mais trop c'est trop !




Pour finir, ma grande s'est mise à faire des cabrioles sur le lit (sa spécialité, elle ne tient pas en place) ! J'ai eu du mal à la photographier, il m'a fallu être patiente et attendre quelques moments de pause mais elle m'a encore gratifié de son beau sourire pour une dernière photo, et ça, ça n'a pas de prix !

Je pense que les prochains articles seront plus souvent en rapport avec le portrait car je dois bien-sûr m’entraîner un maximum...
Mon nouveau challenge, ça va être de réussir à photographier mon fils, et ça, je vous garantis que ça va être une autre paire de manches !

A bientôt.

lundi 27 février 2017

Nouveau projet professionnel...

Voilà, tout le monde à la maison a repris le chemin de l'école et du travail... Tout le monde, sauf moi !
Je suis au chômage depuis le 22 février dernier. Depuis 2009 et jusqu'à cette date, j'étais assistante maternelle : et puis d'un seul coup, sans prévenir, les parents dont je gardais les deux enfants ont décidé qu'ils n'avaient plus besoin de mes services. Je dois avouer que j'ai un peu accusé le coup, je ne m'y attendais pas, et ma fin de contrat ne s'est pas déroulée dans les meilleurs termes...


Ceci étant dit, je crois que cet événement imprévu est finalement plutôt positif. En effet, je n'étais plus vraiment épanouie dans ce métier que j'avais choisi à la base pour être plus disponible pour mes propres enfants. Or il s'est avéré qu'en fin de compte je n'étais pas si disponible que ça et que ce métier engendrait beaucoup de contraintes dans notre vie de famille...

J'ai donc décidé que c'était le moment de changer de cap !


Cela fait bien-sûr un bon moment que ça me trotte dans la tête : devenir photographe portraitiste de 
famille. Mais je suis quelqu'un de bien trop raisonnable et jusqu'à présent, la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas réussir, m'a toujours paralysée pour aller plus loin...
Et puis il y a toujours des personnes bien intentionnées pour briser tes rêves dans l’œuf et te dire "ah c'est bien, tu veux devenir photographe ! Mais n'oublie pas quand même d'avoir un vrai métier à côté parce que tu n'arriveras jamais à gagner ta vie avec ça...". Quand on manque déjà beaucoup de confiance en soi, rien de tel pour se sentir encouragée !

Alors j'ai décidé de passer outre, de vivre enfin mon rêve au lieu de rêver ma vie !

J'ai 42 ans, il serait temps que je prennes enfin des décisions pour moi plutôt que d'attendre qu'un miracle se produise...


Bien-sûr, je sais que ce ne sera pas facile et que le parcours sera long et semé d’embûches. Je maîtrise assez la technique pour m'en sortir dans un premier temps sur le plan photographique, mais je n'y connais absolument rien en marketing et gestion d'entreprise. Je me formerais, j'ai déjà des projets.
Je viens d'apprendre que je devrais être indemnisée correctement par les assedics ce qui me permet d'envisager mon projet plus sereinement d'un point de vue financier...



En attendant, je m’entraîne en photographiant mes proches. Il est évident qu'il faut que je me constitue un portfolio rapidement et que j'élargisse mon champ d'action ! Je vais devoir mettre d'autres personnes à contribution afin de peaufiner ma technique et trouver l'assurance qu'il me manque encore...
Dernièrement, c'est ma fille Clara qui s'est prêtée au jeu du portait, et pour une fois elle était plutôt conciliante 😊
Au départ je l'ai un peu dirigée, puis au fur et à mesure de la séance, je l'ai laissée faire ce qu'elle avait envie tout en continuant à la photographier.



Cela reste plutôt une séance de portraits posés, même si je préfère toujours photographier en extérieur, à la lumière naturelle. A l'avenir, j'aimerais orienter mon style vers des séances plus spontanées, un peu à la manière d'un reportage. Je vais travailler mes prochaines prises de vues dans ce sens et très certainement envisager des formations pour y parvenir.

On verra ce que l'avenir me réserve !

A bientôt.