vendredi 1 septembre 2017

Faire des choix !

En matière de portrait, comme dans d'autres domaines photographiques d'ailleurs, il est vite facile de tomber dans une pratique routinière et de se cantonner toujours au même style. Et on sait bien que ce n'est pas en se contentant de ce que l'on sait faire qu'on progresse...
Quand j'ai commencé à m'intéresser au portrait, j'avais tendance à toujours photographier mes sujets en gros plans, en me concentrant sur le visage. Depuis quelques temps pourtant j'ai revu mes copies pour laisser respirer un peu mes modèles et intégrer plus de décor, voir photographier des actions de la vie quotidienne à la façon d'un reportage.


Mais comme j'aime bien me lancer des petits défis pour ne pas m'endormir sur mes acquis, cet été, j'ai encore tenté de nouvelles choses. On est bien d'accord qu'il s'agit rarement de changements radicaux, mais plutôt de petites touches subtiles (même si les changements radicaux sont encore plus formateurs !).
Clara était en train de lire dans le jardin, et n'ayant pour ma part rien de particulier à faire à part profiter de l'instant, je suis allée chercher mon appareil pour la photographier. C'était un moment calme et posé, ce qui me permettait de faire mes petits tests en toute tranquillité. Rien de tel que ces plages de quiétude pour peaufiner votre technique sans stress !

Elle a bien vu que je la prenais en photo mais elle a continué à lire sans s'occuper de moi, question d’habitude !


J'ai donc choisi de m'imposer quelques contraintes pour cette prise de vue.


  • Choisir une très grande ouverture pour maximiser le flou de profondeur de champ. Je sais que le flou n'est pas quelque chose de nouveau pour moi mais je voulais travailler sur le choix de la mise au point... J'avais mon objectif 50mm f/1,4 et j'ai choisi une ouverture de f/1,8 pour assurer un minimum de netteté.
  • Obtenir des images claires et privilégier les hautes lumières en exposant pour mon sujet et non pour l'arrière-plan. Cela me permet d'obtenir encore plus de douceur en adéquation avec mon choix d'ouverture, et de mettre également en valeur la peau claire de Clara (qui porte bien son nom 😉). Clara étant assise à l'ombre et mon arrière-plan étant lumineux, je suis en situation de contre-jour, il faut donc que je surexpose à la prise de vue si je veux obtenir l'exposition souhaitée. Je fais le choix de corriger l'exposition de +1 étant positionnée sur le mode priorité ouverture. Cela me laisse une petite marge qui peut être aussi corrigée en post-traitement si besoin sans risque de cramer les hautes lumières sur mon sujet.
  • Privilégier les très gros plans pour mettre l'accent sur certains détails par le biais d'une mise au point créative. Je choisis de faire la mise au point sur des éléments que l'on n'attend pas forcément en portrait où l'on a tendance à préconiser la mise au point sur les yeux. 



Je commence par prendre des vues plus larges et plus classiques afin que Clara se replonge dans sa lecture et finisse par m'oublier comme sur les deux premières photos, où la mise au point est faite idéalement sur les yeux.. Cela me permet également de peaufiner mes réglages d'exposition. Puis, une fois le cadre posé, je déplace ma mise au point dans un premier temps.
Je choisis de faire le point sur la couverture du livre, notamment sur le chat qui devient alors mon sujet principal. On dirait qu'il me regarde et qu'il pose pour moi, j'aime assez !

Clara est à ce moment là de nouveau absorbée par sa lecture, j'en profite donc pour me rapprocher d'elle et faire des plus gros plans.


Je fais le point sur sa bouche, qui n'est pas forcément sur un point fort mais la composition étant équilibrée par ailleurs, cela ne me dérange pas outre mesure. La profondeur de champ étant minime, cela confère une grande douceur à l'ensemble, douceur encore appuyée par la lumière et les teintes douces.



Ici j'ai fait le choix d'une mise au point sur la bretelle de son t-shirt tout en n'intégrant pas le regard dans l'image. Cela donne un côté un peu plus original au portrait.


Sur cette photo, j'ai de nouveau fait le point sur la bouche mais en privilégiant une vue un peu plus frontale ce qui fait un peu sortir du flou les autres éléments du visage.

J'ai vraiment cherché un maximum de douceur pour cette séance de portrait, en faisant converger tous les paramètres de prise de vue vers cet objectif : choix de l'ouverture, de l'exposition, des couleurs peu saturées et choix d'un contraste faible.
Ces réflexions m'ont permis de mettre en valeur les traits physiques de Clara : son teint de porcelaine et son côté poupon.  Il est évident que je n'aurais pas forcément opté pour ces paramètres avec une autre personne.

J'espère que cet article vous aura plu, n'hésitez pas à me poser des questions ou à me donner votre avis.

A bientôt !

mardi 4 juillet 2017

En toute légèreté...

Voilà un petit moment que je n'ai pas publié d'article orienté macro sur le blog... Depuis quelques temps, j'avoue que j'ai été un peu  infidèle à mon objectif macro préféré , le sigma 105mm,  que j'ai troqué contre mon objectif chouchou numéro 2, mon 50mm f/1,4.
C'est que je me suis plutôt adonnée à la photographie de portrait ces derniers temps pour me faire la main : je photographie surtout et encore ma famille car je n'ai guère de sollicitations d'autre part, pour ainsi dire aucune, ce qui ne présage rien de bon pour la suite...

Mais bref, passons, là n'est pas le sujet de cet article !



Je ne peux guère rester très longtemps sans monter mon objectif macro sur mon appareil et aller m'immerger dans une séance au cœur du jardin. J'en ai besoin pour décompresser, et mon objectif macro c'est un peu mon doudou, il me rassure ! Passer du temps dans mon jardin me permet également de retrouver mon calme...
Ce jour-là, donc, je suis sortie, l'appareil en bandoulière, le nez au vent, m'allongeant de ci de là dans l'herbe au gré de mes déambulations. J'ai fini par atteindre le fond du jardin, car malgré tout, 2700 m2, ce n'est pas si grand. Le bout du jardin, c'est mon endroit préféré, j'ai l'impression d'être en forêt, ça sent fortement l'humus et je m'en emplis les narines à chaque fois !


Le fond du jardin est volontairement laissé à sa nature un peu plus sauvage. Je laisse pousser qui veut bien, tout en surveillant tout de même les plantes les plus envahissantes. J'ai un faible particulier pour celles qu'on appelle les ombellifères... J'ai notamment des carottes sauvages qui poussent dans mon jardin un peu partout. A l'ombre, dans le sous-bois, c'est plutôt celle-ci qui pousse. Je n'ai pas vraiment réussi à l’identifier. C'est le problème avec les apiacées, elles se ressemblent un peu toutes ! J'ai tout de même un doute sur le cerfeuil penché, mais rien n'est sûr.



Pour cette série, j'ai privilégié la sous-exposition, cherchant des trouées de lumières pour jouer avec les clairs-obscurs. Comme toujours, je choisis une faible profondeur de champ en restant à f/3,2 pour toute la série : j'aime le flou, je ne vous apprends rien 😛
De plus en plus, je suis à la recherche de la mise en valeur de mon sujet par la lumière et par le choix d'un arrière-plan travaillé.




Je compose mes images en fonction de ça, les couleurs du fond, les ombres, les effets de transparence, les silhouettes des autres végétaux, chaque élément doit être à la bonne place... Tout se joue à la prise de vue car durant l'éditing, je me contente du strict minimum : un peu de contraste si besoin, légère retouche de l'exposition.
Je me concentre sur ce que je sais faire, je ne pense à rien d'autre, je suis en phase avec la nature et avec moi-même, je suis bien.
C'est pour cette raison que je ne peux pas me passer très longtemps d'une séance macro ! 

Lors de cette séance, j'ai également pris des photos en m'allongeant sur le sol, ce qui a eu pour effet de modifier la balance des couleurs vers des tons plutôt bleutés, alors que pour ces photos-ci, les tons sont plutôt orangés et verts. J'ai préféré ne pas mélanger les 2 séries, je vous montrerai l'autre dans un prochain article.


Je vous dis donc à très bientôt !

mercredi 14 juin 2017

C'était le sud !

Le weekend de l’ascension, nous sommes retournés aux Sables d'Olonne : c'est l'avantage d'avoir une maison de famille là-bas ! Les prévisions météo étaient estivales et nous n'avons pas été déçus, c'était chaleur et soleil à gogo 😉
J'avais invité mes parents à nous rejoindre pour ce long weekend car la maison appartient à la famille de mon mari : j'en ai profité pour leur faire visiter le coin, notamment l'île Penotte aux Sables, un quartier où on peut voir des décorations murales en coquillages, réalisées par une habitante (un peu kitsch mais sympa !). Nous avons aussi déambulé dans les rues de La Chaume, le quartier où nous avons notre maison, et que j'adore, avec ces petites ruelles pittoresques.






Le temps était idéal pour des images contrastées aux couleurs qui claquent !
La lumière vive, le ciel bleu azur, on se serait presque cru dans le sud en se promenant dans ces ruelles...





ça sentait bon les vacances, et il y avait d'ailleurs du monde comme en plein mois d’août, même si ça ne se voit pas sur mes photos !

Voilà, la visite s'arrête là 😉


vendredi 2 juin 2017

La paracou on the rocks !

Le weekend du 13-14 mai, nous sommes allés aux Sables d'Olonne pour assister à la cérémonie de remise des prix du Vendée Globe. Contrairement à ce qui était annoncé, il a fait plutôt beau, ça nous a changé de notre weekend sur les plages du débarquement !
Du coup, comme l'exige la tradition lorsque nous allons aux Sables, nos pas nous ont conduit sur la plage de La Paracou, tout près de chez nous, où les enfants adorent marcher sur les rochers. La marée était basse, ça tombait bien 😉


Mon grand s'est mis à lancer des galets dans l'eau (oui, même à 16 ans les activités ne changent guère!) et pour une fois, il n'a pas trop esquivé l'appareil photo. J'en ai donc profité pour faire une petite série. La luminosité étant forte, j'avais envie d'images contrastées, voire sombres pour jouer avec les silhouettes.



Avec le temps, je me rends compte que j'apprécie de plus en plus les lumières difficiles, avec beaucoup de contraste ! Dans cette situation, je photographie en contre-jour ou avec une lumière un peu plus latérale (sauf la première photo) : cela permet d'obtenir soit des belles silhouettes (la lumière sculpte les personnes mettant en valeur quelques détails), soit beaucoup de texture dans la matière comme les rochers.
J'avais aussi envie de conserver du détail dans le ciel, donc je n'ai pas corrigé l'exposition à la prise de vue pour ne pas cramer les hautes lumières (sauf la mer !).



Les photos sont prises sur le vif : chacun vaque à ses occupations et je m'adapte pour figer des situations ou des interactions intéressantes. Et je regarde de temps en temps où je mets les pieds pour ne pas m'affaler dans les rochers 😛 Comme bien souvent, j'ai utilisé mon objectif 18-55mm qui me permet de varier les angles de vue et d'intégrer plus de décor.




C'est ce genre de portraits que je réalise de plus en plus, et qui s'assimile plutôt à du reportage. Des portraits moins posés, plus spontanés et naturels : c'est ce que je souhaite proposer à mes futurs clients...

N'hésitez pas à cliquer sur la première image, cela lancera un diaporama, plus agréable pour visionner les photos !

jeudi 18 mai 2017

Mémoire

Le weekend du 8 mai, comme vous le savez déjà si vous avez lu l'article précédent sur Omaha Beach, nous sommes allés en famille faire les plages du débarquement. Le dimanche a été consacré à la visite du Mémorial de Caen, et le lundi à celle des plages.
Nous sommes partis de Caen, où nous avions passé une nuit, pour nous diriger vers Bénouville afin de montrer le pont basculant Pégasus Bridge aux enfants. Nous avons eu la chance que le pont se lève alors que nous nous apprêtions à repartir !



Ensuite nous avons longé la côte jusqu'à Omaha Beach en nous arrêtant dès qu'il y avait des choses intéressantes à voir. A vrai dire, on pourrait y passer des heures en faisant une halte à chaque point historique ! Malheureusement et contrairement à ce qui avait été annoncé, le temps était morne et un vent glacial nous cinglait à chaque sortie de la voiture... Nous avons eu vraiment très froid !
Ce temps gris m'a permis d'obtenir des images avec peu de contrastes, ce qui donne des tons un peu passés plutôt appropriés ici.




Nous nous sommes arrêtés à Courseulles-sur-Mer, plage où a débarqué le Général De Gaulle en juin 1944, et où se situe la Croix de Lorraine devenue le symbole de la France libre pendant la guerre. Toutes ces haltes nous ont donné l'occasion de réviser notre histoire, et dans le contexte tendu des élections, il était de bon ton de se souvenir où nous avait menée la montée de l'extrémisme en Europe par le passé... Il était important pour moi que les enfants soient "reconnectés" avec cette partie de notre histoire qui leur parait parfois un peu trop loin... Clara a été bonne élève car elle a voulu que je lui imprime des photos le soir même, et le lendemain, elle a fait un petit exposé devant sa classe (la fougue de la jeunesse !).

Ensuite, nous avons continué vers Arromanches et je dois dire que j'ai été charmée par cette petite ville enserrée dans sa crique. Outre le fait que ce soit un haut lieu historique du débarquement, par la création de son port artificiel dont il reste encore des vestiges, c'est vraiment une très jolie ville.


C'est là que nous avons déjeuné le midi. Nous avons visité la plage mais malheureusement, nous n'avons pas pu trop nous attarder dans la ville car nous voulions encore aller à Omaha Beach, et son cimetière Américain, et il restait de la route à faire...





Ce fut donc dans la baie d'Arromanche que fut construit le port artificiel Mulberry, qui permit aux alliers de débarquer du matériel.

Nous avons finalement terminé notre périple par la visite du cimetière Américain de Colleville-sur-Mer, dont je vous ai parlé dans mon article précédent.


Nous n'avons pas eu le temps de voir la plage, sinon depuis le cimetière, car il nous a fallu prendre en compte le trajet de retour pour regagner nos pénates ! De plus, nous étions vraiment tous frigorifiés, et nous n'avions qu'une hâte, c'était de retrouver la chaleur de la voiture...
Malgré le froid qui est venu jouer les troubles fête, nous avons passé un weekend enrichissant. J'espère revenir une autre fois à Arromanches, sous le soleil, pour profiter un peu plus de la ville !
Ma grande fille, elle, va bientôt repartir en Normandie avec son collège durant 3 jours, mais cette fois, sur les traces des peintres impressionnistes (Rouen, Etretat, Giverny) : j'avoue que je voudrais bien faire, moi aussi, partie du voyage 😉

jeudi 11 mai 2017

8 mai !

Ce long weekend du 8 mai, nous sommes allés du côté de Caen pour visiter le Mémorial le dimanche, et les plages du débarquement le lundi.
J'ai beaucoup apprécié le Mémorial, qui retrace les événements de la guerre 39-45. C'est vraiment très intéressant et très bien fait. Nous avions choisi de prendre des audio-guides, surtout pour les enfants, afin qu'ils ne soient pas tentés de ne regarder que les images 😉 Vraiment, nous n'avons pas regretté, nous sommes rentrés dans l'édifice à 11h30 et nous sommes ressortis à 17h (avec une pause déjeuner et goûter d'une heure). Si vous avez l'occasion de passer par-là, franchement je vous recommande la visite !

Le lundi, nous avons fait les plages du débarquement en prenant le temps de longer toute la côte. Malheureusement, malgré ce qui était prévu, le temps était très couvert et il faisait un froid de canard à cause d'un vent très fort... Nous avons terminé par Omaha Beach et notamment le cimetière américain de Colleville-sur-Mer.


C'était vraiment un endroit que j'avais envie de voir, car c'est tout de même impressionnant ces alignements de croix blanches. Mais surtout, c'est un sujet fort intéressant pour une photographe 😊 On ne se refait pas !
Malgré le fait que ce soit un cimetière (on pourrait penser que c'est un peu glauque au premier abord), le lieu est vraiment très beau. Le cimetière est situé sur une falaise qui surplombe la mer et il est magnifiquement arboré et entretenu. 

Croix juives


Les pelouses sont taillées à ras, mais on peut cependant marcher dessus pour déambuler entre les tombes. L'endroit respire la sérénité et inspire le respect. Il y avait beaucoup de touristes ainsi que des personnes qui venaient commémorer le 8 mai en déposant des fleurs sur les tombes de leurs aïeux. Malgré tout, l'endroit est tellement grand que j'ai réussi à prendre des photos sans avoir trop de personnes en arrière-plan.




Les enfants étaient impressionnés de voir toutes ces croix. C'est vrai que c'est dur à imaginer : tous ces soldats américains qui sont morts pour libérer notre pays, ça rend humble...



Avant de partir, j'ai photographié la rotonde où se trouve deux grands murs avec des cartes qui rappellent comment s'est déroulé le débarquement d'un côté, et l'avancée de la libération de l'autre. A l’intérieur il y avait beaucoup de monde : passer de l'autre côté m'a permis d'esquiver la foule pour des images plus graphiques. Sur la dernière photo, j'ai eu la chance qu'une jeune fille vienne se poster presque pile au milieu pour observer la statue. Le hasard fait bien les choses !

Dans un prochain article, je vous montrerai d'autres images de notre périple sur les plages de Normandie, plutôt en couleur cette fois.

mercredi 26 avril 2017

Soleil jaune...

Tous les ans c'est la même chose : les ficaires envahissent mon jardin au printemps ! La ficaire, c'est cette petite fleur jaune, qui ressemble (de loin) au bouton d'or : elle fait partie de la famille des renonculacées et c'est une plante vivace, c'est à dire qu'elle repousse tous les ans. Elle aime les terrains frais, humifères et ombragés, et elle est donc plus qu'heureuse dans mon jardin !


C'est une petite fleur pourtant intéressante car c'est une des premières à s'épanouir au printemps, elle offre donc le "couvert" aux pollinisateurs au sortir de l'hiver, ce qui me force à la tolérer quand même ! Malheureusement, son mode végétatif la rend envahissante : elle se reproduit par la dispersion de ses fruits (akènes) quand ils arrivent à maturation (cela forme des petites boules vertes hérissées), mais également par ses bulbilles souterrains qui sont hyper difficiles à éradiquer. Elle entre en dormance à la fin du printemps où elle disparaît complètement, pour se propager de plus belle à la saison de l'année suivante...


Tous les ans donc, je me bats contre elle, et j'en arrache des quantités astronomiques dans mes massifs ! Mais il est très difficile d'enlever tous les minuscules bulbilles qui se séparent dès qu'on essaie de les extirper du sol. Il faut aussi tondre rapidement avant que les fruits ne se forment pour éviter la propagation par ce biais.



Mais je dois bien avouer qu'elles sont tout de même fort jolies, quand elles forment de beaux tapis avec les violettes qui se naturalisent aussi dans mon jardin ! Difficile de leur en vouloir dans ces cas-là. 
J'aime aussi les photographier, je leur pardonne alors leurs incartades...
Leurs feuilles, qu'on ne voit pas ici sur mes photos, sont assez esthétiques également, avec leur légère forme de cœur, parfois ponctuées de petites tâches blanches.



C'est une petite fleur qui n'est pas facile à photographier avec sa couleur jaune et l'aspect cireux de ses pétales qui reflètent fortement la lumière : elle est facilement surexposée si on ne fait pas attention ! Il est donc déconseillé de la photographier en plein soleil, ce qui de toute façon est rarement l'idéal pour nombre de sujets 😉
Pour ma part, je la photographie souvent légèrement en contre-plongée (par le dessous) car le revers des pétales est joliment coloré ( un peu violacé, la nature fait bien les choses !). Je recherche une ombre lumineuse : le soleil, oui, mais pas direct !
Vous l'aurez compris, les ficaires et moi, c'est "à l'amour à la mort", je les aime et les hais tout à la fois !